Aucune course de F1 en avril

Publié le par Matthieu Piccon

La guerre en Iran et les bombardements des pays du Golfe Persique rend impossible la tenue des courses à Bahreïn et en Arabie Saoudite le mois prochain. Le championnat n'aura donc que 22 courses.

C'était devenu quasiment inévitable, c'est désormais officiel : Bahreïn et l'Arabie Saoudite ne seront pas en mesure d'accueillir le paddock en avril alors que les deux pays font partie des cibles privilégiées par l'Iran, en réponse aux bombardements américains et israéliens.

Devant cet état de fait, les dirigeants de la FIA avaient plusieurs options : trouver une nouvelle date pour ces deux Grand Prix, trouver de nouvelles destinations pour les remplacer ou simplement les annuler et réduire le calendrier total de la saison. C'est donc cette dernière qui a été privilégiée puisqu'elle était tout simplement la seule viable.

La première option, trouver de nouvelles dates en 2026, se heurtait à deux obstacles principaux : le calendrier est actuellement rempli jusqu'au mois de décembre, avec une finale du championnat prévue à Abu Dhabi le 6 décembre. Il n'était tout simplement pas possible de prolonger le championnat jusqu'à Noel, en y ajoutant ses deux épreuves dans la foulée des épreuves au Qatar et aux Emirats Arabes Unis. Surtout que la situation actuelle ne garantit pas encore que ces deux épreuves auront bien lieu puisque les hostilités pourraient être de longue durée. Le WEC, le championnat du monde d'endurance, avait lui davantage de flexibilité et a donc pu reprogrammer la course prévue au Qatar, du début de saison au mois d'octobre.

Quant à la seconde, trouver des destinations alternatives, des discussions ont bien eu lieu mais le délai de réaction était tout simplement trop court pour trouver un circuit candidat et permettre la mise en vente de billets pour assurer que l'événement soit rentable pour ces destinations. Avec moins d'un mois, les promoteurs n'avaient matériellement pas le temps de mettre en place l'organisation nécessaire.

On peut cependant noter que cette décision est diversement appréciée entre les deux pays : Bahreïn, lourdement touché, salue cette décision que le Royaume souhaitait alors que l'Arabie Saoudite se contente d'accepter une décision prise par d'autres et non à sa demande. Les propos du Prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal, le président de la fédération automobile locale, a ainsi déclaré : "Les fans à travers le Royaume avait hâte d'être au Grand Prix de Formule de Djeddah en avril mais nous comprenons les considérations derrière cette décision et restons en partenariat proche avec la Formule 1."

Cette proximité est essentielle pour la Formule 1 qui dégage de très importants revenus du Moyen-Orient qui s'est positionné comme une destination de premier ordre ces dernières années. Il faut ainsi rappeler que l'Arabie Saoudite verse aux alentours de 55 millions de dollars par saison tandis que Bahreïn contribue à hauteur de 45 millions de dollars, sans compter les frais supplémentaires versés pour avoir le droit d'accueillir les essais privés d'inter-saison. Liberty Media perd donc 90 millions de dollars pour ses revenus de la saison 2026.

Les équipes vont donc passer un mois complet sans course, entre le Japon et Miami. Cela va leur offrir un temps de développement très important alors que les deux premières courses de la saison ont montré les difficultés qu'elles ont face à la nouvelle réglementation moteur et châssis. On peut donc s'attendre à découvrir des monoplaces profondément différentes à l'occasion de la reprise de la compétition sur le parking du Hard Rock Café Stadium de Miami, début mai.

Pas de Grand Prix d'Arabie Saoudite et de Bahreïn en 2026

Pas de Grand Prix d'Arabie Saoudite et de Bahreïn en 2026

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