Officiel : la F1 revient en France en 2018 pour cinq saisons

Publié le par Matthieu Piccon

Comme prévu, la France a officialisé son retour au calendrier de la F1, dès 2018, pour au moins cinq saisons. L'équation financière se fait sans contribution de l'Etat.

A l'occasion de la conférence de presse organisée dans les locaux de l'Automobile Club de France, Christian Estrosi, président de la région PACA et grand fan de sports automobiles, ne pouvait cacher sa satisfaction d'avoir fait revenir la F1 en France en général et dans sa région en particulier : "Mesdames et Messieurs, je vous annonce le retour du Grand prix de France de Formule 1, dès l’été 2018, en Provence Alpes-Côte d'Azur, dans le Var, sur le circuit du Castelet ! Oui, après 10 ans d’absence, le Grand prix aura lieu sur le circuit Paul Ricard. C’est une victoire immense pour les hommes de volonté qui ont permis ce succès."

Evidemment l'une des grandes questions est celle des finances et notamment la répartition des paiements à la FOM de Bernie Ecclestone. Voulu comme un projet de développement économique local, ce Grand Prix sera avant tout financé par les autorités locales, à savoir le département du Var ainsi que la CCI, à hauteur de 14 millions d'euros, ce qui correspond à ce qui est traditionnellement exigé des épreuves européennes.

L'Etat n'apportera ainsi aucune contribution puisque Thierry Braillard, le Secrétaire d'Etat aux Sports, révélait ainsi qu'il avait découvert le sujet en regardant la télévision... Christian Estrosi ne se prive ainsi pas d'apporter une touche politique à son discours en rappelant à l'assistance que ce projet avait déjà failli aboutir en 2012 sous l'impulsion de François Fillon, avant d'être abandonné lors de l'élection présidentielle par le nouveau gouvernement socialiste.

L'épreuve aura donc lieu à la fin de l'été 2018, soit la période traditionnellement dévolue à Spa-Francorchamps et Monza. Mais étant donné que le Grand Prix d'Allemagne a de fortes chances de ne pas faire son retour, après son absence de l'année prochaine, l'épreuve belge pourrait être décalée à fin juillet afin de faire de la place au Grand Prix français.

Celui-ci aura donc lieu en pleine période touristique pour la région, ce qui ne devrait pas manquer de mettre sous tension des capacités hôtelières mises à forte contribution à cette époque de l'année. Les autorités locales ont donc un peu plus de 18 mois pour mettre en application une organisation qui devrait se poursuivre pour au moins cinq saisons et qui devrait faire attirer plus de 65 000 spectateurs à chaque édition.

Le circuit du Paul Ricard ne sera plus seulement une piste d'essais

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