Xtrac subit les critiques des nouvelles écuries

Publié le par Matthieu Piccon

Les écuries sont généralement ravies d'annoncer de nouveaux partenariats, qu'ils soient d'ordre techniques ou financiers. Mais il est plus rare de les voir se plaindre ouvertement de ces mêmes partenaires.

C'est pourtant ce qui est en train de vivre l'entreprise Xtrac, qui est au coeur des trois nouvelles écuries : Lotus, Virgin et HRT. Celles-ci ont été lourdement critiquées pour leur manque de compétitivité et de fiabilité (seules les monoplaces Lotus ont pu terminer à Bahrein mais à trois tours de Fernando Alonso).

Des critiques de Lotus, Virgin et HRT

Mais aujourd'hui, elles ont identifié l'une des sources de leurs malheurs : il s'agit de leur transmission, pour laquelle elles sont passées par le même fournisseur, à savoir Xtrac. Pourtant Xtrac a mis au point une transmission spécifiquement dédiée au moteur Cosworth qui équipe ces trois écuries (ainsi que Williams). Mais il semblerait que son absence des plateaux de Formule 1 depuis 1996 ait causé un manque de fiabilité cruel.

Heikki Kovalainen, le pilote de Lotus, est le premier à tirer sur son fournisseur en annonçant que son écurie aurait son propre système "au cours du mois de juillet" car "c'est notre seul moyen d'avoir un contrôle total sur l'hydraulique de la voiture". Il a également ajouté que le système standard approuvé par la FIA "n'est pas assez fiable " et "plus au goût du jour."

On peut retrouver le même son de cloche chez Virgin puisque Nick Wirth, le créateur de la monoplace, regrette que ce soit des problèmes de transmission et d'hydraulique qui est gâché leur week-end à Bahrein. Il se voulait positif en affirmant que de nouvelles pièces étaient arrivées et que cela résoudrait leurs problèmes. Même espérance chez HRT, où le nouveau directeur de l'écurie, Colin Kolles, reconnaissait que ses hommes avaient passés "beaucoup d'heures" avec Xtrac pour apporter des améliorations dès Melbourne.

Cette affaire montre bien que la Formule 1 peut être un formidable tremplin en matière d'images lorsque tout va bien. Par contre, elle est peut être catastrophique lorsque l'entreprise est au coeur d'un cyclone de critiques de la part de ses partenaires. Michelin, qui avait été ridiculisé lors du pseudo Grand-Prix des Etats-Unis 2005, s'en souvient encore...

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