Webber veut le retour des 107%

Publié le par Matthieu Piccon

Red Bull - Mark Webber-copie-1Mark Webber a décidé de mettre les pieds dans le plat : pour le pilote australien, la situation actuelle en Formule 1 est "complètement folle" avec deux nouvelles écuries présentes très distancées (Lotus et Virgin étaient à près de cinq secondes lors des essais d'hier sur le circuit de Barcelone) et deux (Campos Meta et USF1, qui pourraient fusionner prochainement) qui sont encore aux abonnés absents.

La sortie du pilote Red Bull est d'autant plus important qu'il est l'un des pilotes les plus respectés par ses pairs en tant que président du GPDA (Grand-Prix Drivers Association). Son avis est donc important à l'heure où Ferrari a déjà mené une charge remarquée la semaine dernière contre ces mêmes nouvelles écuries.

"Trois ou quatre écuries de niveau GP2"

Il a ainsi déclaré : "J'ai toujours été convaincu qu'il fallait plutôt de la qualité que de la quantité (en Formule 1). Aucun de nous ne serait d'accord d'avoir trois ou quatre écuries de niveau GP2 sur la grille avec nous. On ne veut pas non plus de compétiteurs avec moins de qualités. Mais je suis tout à fait pour qu'il y ait de nouvelles têtes, car personne ne restera éternellement en F1. C'est une nécessité. Malheureusement, ces gens ne peuvent pas courir avant de savoir marcher."

Cette dernière phrase assassine arrive en échos à Richard Branson qui avait décidé de répondre à Ferrari : "Pour les essais, nous avons construit une nouvelle voiture et nous aurons exactement le même temps de piste que Brawn, Ferrari ou d’autres, qui ont eu des années et des années pour amener leurs voitures à un certain niveau. Nous serons leurs faire-valoir pendant un ou deux ans, jusqu’à ce que nous les rattrapions."

Pour un retour de la règle des 107%

Il semblerait donc que l'un des pilotes les plus experimentés du plateau ne partage pas l'optimisme du milliardaire à la tête de l'empire Virgin, qui va faire son entrée dans le championnat du monde de Formule 1 cette saison. Mark Webber a ainsi continué son réquisitoire en demandant le retour de la règle des 107% : "La situation est complètement folle. Il nous faut un nivellement. Quand remet-on en place la règle des 107% ? Pourquoi cette règle a-t-elle disparu ? Là, il n'y a pas de limite de temps. On peut être dix secondes derrière les meilleurs et quand même concourir."

La règle en question voulait que les pilotes ayant réalisés un temps supérieur à 107% du temps réalisé par le poleman ne pouvait courir lors de la course du lendemain. L'objectif est d'éviter d'avoir de trop nombreuses "chicanes mobiles" sur la piste. Elle a été supprimée lorsque la FIA a décidé de changer le système de qualifications en 2006 lorsque le système actuel de superpole a été instauré.

Pour justifier son propos, Mark Webber prend l'exemple de sa propre écurie actuelle, Red Bull : "Cela a pris des années à Red Bull pour obtenir des résultats." Plus précisément, l'écurie autrichienne a remporté sa première victoire en 2009, soit lors de sa cinquième saison dans l'élite du sport automobile. Les saisons précédentes, les résultats étaient plus modestes avec seulement trois podiums lors des quatre premières saisons.

Pour Webber, une solution plus pragmatique consiste en le rachat de châssis développé par d'autres : "Des voitures clientes, comme les Toyota, rendent les choses bien plus simples." Il fait ici référence au fait que Stefan GP, qui s'active de plus en plus pour être présent lors du Grand-Prix de Bahrein avec le châssis développé par Toyota avant que le numéro 1 mondial n'annonce son retrait à la fin de la saison 2009.

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