USF1 nomme John Anderson team manager

Publié le par Matthieu Piccon

USF1 - LogoUSF1 s'active enfin sur le front de la communication : face aux doutes répétés exprimés par Bernie Ecclestone, l'écurie 100% américaine veut convaincre du sérieux de son dossier et de sa volonté d'être présente sur les grilles de Bahrein. Ainsi à défaut de dévoiler le nom de ses pilotes, elle vient d'annoncer que John Anderson allait devenir son team manager.

En recrutant Anderson, l'écurie de Charlotte s'appuie sur une figure du sport automobile transatlantique puisqu'il officie depuis près de 30 ans : Gerry Forsythe, Barry Green, Dan Gurney ou encore A.J. Foyt Jr et plus récemment, l'écurie du champion brésilien Gil de Ferrain en American Le Mans Series (ALMS). Son rôle au sein d'USF1 sera de coordonner les opérations entre le siège de l'écurie (situé à Charlotte au coeur de la Nascar Valley en Caroline du Nord) et sa base européenne (située sur le complexe Motorland en Espagne) qui sera utilisée pendant la saison. Le directeur de l'écurie Ken Anderson (aucun lien de parenté entre les deux hommes) a ainsi déclaré : "Il est tout simplement le meilleur pour ce poste et il sait ce qu'il faut faire pour avoir du succès dans le sport automobile."

Essais supplémentaires

Par ailleurs, l'écurie américaine a reçu l'autorisation de la part de la FIA d'effectuer deux journées supplémentaires  d'essais sur ligne droite, en plus de ses essais effectués en Alabama. En effet, les règles 2010 ont réduit le nombre de ces essais pour chaque écurie de 6 à 4. USF1 a ainsi le droit de maintenir ces six essais. Ce n'est donc pas une demande de commencer sa saison qu'au Grand-Prix d'Espagne (comme le pensait la Gazzeta dello Sport) qu'avait effectué l'écurie mais bien une demande d'effectuer davantage d'essais avant la saison. Peter Windsor, le directeur sportif de l'écurie, a ainsi déclaré : "Nous avons reçu une disepence spéciale d'effectuer six journées sur ligne droite ou en soufflerie à échelle 1 au lieu des quatre autorisés pour toutes les autres écuries. C'est un exemple qui montre comment la FIA et les équipes veulent nous faire sentir que nous sommes les bienvenus."

Mais cela commence à faire beaucoup de dispenses pour une seule écurie. On peut se demander ce que vont demander les trois autres nouvelles écuries vont demander comme dispense ou comme dérogation. A moins que le projet américain soit tellement en retard par rapport aux autres que la FIA ne veut pas friser le ridicule en ayant deux monoplaces à des années-lumières des autres. Surtout que les Etats-Unis restent sur l'image d'un Grand Prix 2005 où seulement six monoplaces s'étaient élancés. Bernie Ecclestone ne veut pas se fermer définitivement les portes de ce marché important en ridiculisant leur représentant.

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