Stefano Domenicali a pensé démissionner après l'erreur d'Abu Dhabi

Publié le par Matthieu Piccon

Ferrari---Stefano-Domenicali.jpgFernando Alonso a perdu le troisième sacre mondial qui lui tendait les bras à cause d'une grave erreur de stratégie de la part de son écurie lors du Grand-Prix d'Abu Dhabi. Le directeur sportif de la Scuderia, Stefano Domenicali, a alors songé à la démission avant d'estimer être le mieux placer pour capitaliser sur cette erreur.

La défaite de la Scuderia avait pris des dimensions incroyables puisqu'elle avait été quasiment devenue une affaire d'Etat lorsque Roberto Calderoli, du parti sécessionniste de la Ligue du Nord, s'en directement prit au PDG de l'entreprise, Luca di Montezemolo.

Mais si une tête était réellement en jeu, il s'agissait celle de Stefano Domenicali, le directeur sportif de la Scuderia. C'est lui qui a pris la décision de faire rentrer Fernando Alonso prématurément aux stands afin de copier la stratégie de Mark Webber. La question de la démission s'est alors posée, comme le reconnait le principal intéressé à La Repubblica : "Après Abu Dhabi, j'ai personnellement levé la question. Je me demandais s'il était bien que je reste ou non. Cependant, je pense que c'est un devoir. Je suis arrivé à la conclusion que ce serait une erreur."

Il a alors décidé de garder la barre et de ne pas quitter le navire en pleine tempête. Il a cependant décidé de modifier le cap en mettant en place des changements structurels : "Je connais l'équipe et je pense que je suis la bonne personne pour capitaliser sur tout ce que nous avons fait ces derniers mois. D'un point de vue méthodologique, à Maranello, nous avons quasiment tout changé et je suis sûr que nous verrons bientôt le résultat de notre dur labeur."

Mais est-ce la bonne stratégie, de remettre en place ce qui a fait le succès de l'écurie pendant tant d'années ? L'une des forces de Red Bull cette saison est d'avoir pu compter sur une stabilité exemplaire aux postes clés : l'écurie de Milton Keynes n'a pas eu besoin de se familiariser avec de nouveaux pilotes, comme toutes ses rivales ont dû le faire. Cela lui a permis d'être performante dès le début de saison, contrairement à ses rivales.

Ainsi son analyse du déroulement de la course émiratie est pleine de sens : "L'erreur, pour ainsi dire, était une erreur d'une magnitude énorme. Elle a conduit à des conséquences catastrophiques. Mais lors d'une course normale, cela n'aurait été qu'une erreur normale."  Dans ce cas, était-il nécessaire de revoir de fonds en comble l'organisation de l'écurie, au risque de la déstabiliser ? A moins, qu'il ne s'agisse de la configurer selon les désiratas du nouveau maître des lieux, Fernando Alonso. Voilà une nouvelle qui ne devrait pas plaire à Felipe Massa...

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