Red Bull ne veut pas d'un RRA géré par la FIA

Publié le par Matthieu Piccon

Red Bull - Christian Horner, Martin WhitmarshEn parallèle des négociations des Accords Concorde avec la FOM, les équipes sont également en train de négocier avec la FIA les termes de l'accord de réduction des coûts avec la FIA. A l'heure actuelle, Red Bull et Toro Rosso sont les seules équipes qui ont refusé de signer cet accord.

Le fait que Christian Horner s'oppose à ce nouvel accord pourrait laisser penser que Red Bull soit au-dessus du niveau de dépenses autorisé par le gentlemen's agreement. Des doutes avaient ainsi déjà été émis par Mosley à l'issue de la saison 2010, que Red Bull s'était empressé de récuser.

Le dirigeant de l'écurie anglo-autrichienne continue dans cette direction en déclarant à Sporting Life : "Ce que je veux clarifier est que Red Bull est clairement pour le contrôle des coûts en Formule Un. La question est de savoir si le RRA est la route à suivre. Je crois que cette lettre, d'après ce que j'en ai lu, exigé que la FIA réglemente le RRA, ce qui, selon mon opinion, est la mauvaise route. Nous croyons totalement dans le contrôle des coûts en Formule Un et pas de dépenses frivoles. Mais il y a de meilleurs moyens de faire et de contrôler cela à travers les réglementations sportives et techniques plutôt que une restriction des ressources qui repose sur l'équivalence en temps et en personnel. C'est toujours compliqué au sein de filiales, en particulier de constructeurs automobiles. Nous sommes donc totalement ouverts à toute discussion qui concerne le contrôle des coûts à travers ces moyens."

Christian Horner souhaite ainsi que seuls des éléments clairement mesurables soient pris en compte et non la possibilité envisagée de pouvoir dépenser plus mais avoir moins de personnel ou vice-versa. En effet, des écuries comme Ferrari ou Mercedes pourraient ainsi décider de réduire le nombre d'employés de cette structure, ce qui leur permettrait de dépenser plus. Or comment mesurer les "coups de pouce" que les collègues officiellement employés par la division grand public pourraient rendre à leurs collègues de la compétition ?

Il propose donc d'autres unités de mesure : "Lorsque la FOTA a été créée, il y avait des restrictions claires et tangibles quant au personnel, au nombre de moteurs, de boites de vitesse, d'essais. Tout un ensemble de choses qui peuvent être gérés et créer de vrais économies. Voilà le genre de choses sur lesquelles nous devrions nous concentrer plutôt que l'équivalence entre temps et personnel, qui est, dans n'importe quelle formule ou mécanisme, plein de problèmes et de difficultés. Cela partait d'une bonne intention au départ mais, comme c'est souvent avec ce genre de choses, lorsque vous commencez à creuser dans le détail, c'est quelque chose de beaucoup plus difficile à contrôler. C'est surtout le cas lorsqu'il y a des entreprises ou des équipes qui sont des filiales d'autres organisations."

Red Bull a donc décidé de ne pas se présenter aux discussions qui se tenaient à Paris, en présence de représentants de Ferrari, McLaren, Mercedes, Williams et Marussia.

Publié dans Red Bull, RRA, FIA-FOTA-GPDA

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