De plus en plus de candidats pour être manufacturier en F1

Publié le par Matthieu Piccon

Renault---Michelin.jpgAprès un départ relativement lent pour les candidatures à la succession de Bridgestone, les noms se multiplient dans la dernière ligne droite : la FIA doit rendre son choix d'ici au prochain Grand-Prix d'Espagne et annoncer qui sera le ou les manufacturiers en Formule 1 la saison prochaine.

Nous avions déjà annoncé ici les conditions que Michelin souhaite imposer pour son retour après son départ en 2006 : faire passer les jantes de pneus de 13 à 18" afin de se rapprocher davantage des pneus habituellement produits par le groupe clermontois mais surtout imposer une première dans l'histoire de la Formule 1 : faire payer les écuries pour qu'elles aient des pneus ! Le montant serait de 3 à 5 millions de d'euros pour la saison.

Evidemment, cela n'a pas plu à grand monde, surtout que le Français demande également des panneaux publicitaires sur les Grand-Prix. Autant dire que ce dernier aspect n'a pas enchanté Bernie Ecclestone. Mais les grandes écuries semblent prêts à accepter les conditions du Français. Stefano Domenicali, qui est à la tête de la Scuderia Ferrari, a ainsi déclaré : "Michelin a fait une offre qui est actuellement étudiée pour s'assurer qu'il s'agit de la meilleure proposition d'un point de vue technique et commercial."

Une deuxième candidature semble cependant avoir émergée, avec le soutien du grand argentier de la Formule 1 : celle de Cooper-Avon. Le groupe a confirmé son intérêt pour le dossier : "En tant que fournisseur majeur de pneumatiques en sport mécanique, Avon a été approché pour fournir la Formule 1. L'entreprise est en discussion avec les parties prenantes mais nous ne pouvons pas faire davantage de commentaires pour le moment."

Ce serait une offre beaucoup plus orientée low-cost puisque son arrivée se ferait en rachetant les camions de Bridgestone, en recrutant une partie du personnel du Japonais et en ne proposant que deux types de pneus : un slick basique et un pluie. L'avantage de cette solution est qu'elle permet de réduire les coûts, ce qui ravit forcément les nouvelles écuries. L'inconvénient, c'est que l'image de marque de l'entreprise basée aux Etats-Unis n'atteint pas celle de Michelin puisqu'il ne peut compter que sur 17 courses et aucun victoire ou pole position en Formule 1. Ferrari et Mercedes se voient assez mal promouvoir ces pneus.

C'est la raison pour laquelle une troisième option semble se dessiner : le retour en Formule 1 d'un autre manufacturier prestigieux, Pirelli. Le groupe italien, qui a quitté la Formule 1 en 1991 après avoir remporté 44 courses en 200 course, rejoint Michelin dans sa volonté d'avoir des pneus pouvant avoir une application sur route ouverte. L'Italien milite donc également pour un passage de 13 à 18 pouces. Si Trochetti Provera, le PDG du groupe, a déclaré que si ces conditions étaient remplis, Pirelli suivrait le monde de la Formule 1 avec grand intérêt, il a tenu à préciser qu'à l'heure actuelle, il n'y avait rien d'autre que des rumeurs.

Pour le dirigeant de chez Ferrari, le match entre les trois candidats devraient être tranché rapidement : "Je pense que nous devrions en savoir davantage à Barcelone. Là-bas, la situation devrait être au minimum clarifiée si ce n'est pas encore décidé."

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