Peter Brabeck, président de la F1 ?

Publié le par Matthieu Piccon

Red Bull - Christian Horner, Bernie Ecclestone, Sebastian VDepuis de nombreux mois, l'avenir économique de la F1 est au coeur de l'actualité, avec une possible introduction à la Bourse de Singapour. Afin de donner des garanties aux investisseurs, la F1 pourrait nommer un nom largement établi dans les milieux financiers. Il semblerait que Peter Brabeck, l'ancien PDG et actuel président de Nestlé et déjà administrateur de Delta Topco Limited, soit en pole position pour obtenir ce poste.

Le poste de président de la F1 a toute son importance dans le processus d'introduction en Bourse puisque cela revient à désigner le successeur de Bernie Ecclestone, l'homme qui a fait de la F1 ce qu'elle est actuellement. Il y a donc de nombreuses spéculations autour de son identité, d'autant plus depuis le départ de David Campbell, son directeur marketing.

Cette question du leadership est une des clés de la valorisation des 20% que CVC voudrait introduire sur les marchés financiers puisque les financiers doivent être convaincus que la structure commerciale de la F1 sera maintenue à la disparition de Mr. E. Avec une personnalité telle que celle de Peter Brabeck, cette légitimité est assurée par ses années de direction au sein d'une multinationale comme Nestlé.

De plus, il dispose d'un atout non négligeable : c'est Bernie Ecclestone himself qui l'a approché dans l'éventualité où ce poste serait créé. Il dispose en cela d'une forte avance sur l'autre directeur non exécutif de la F1 Martin Sorrell, qui n'a pas hésité à critiquer publiquement le supremo de la F1, à la suite des polémiques quant à sa référence à Hitler ou à ses déclarations lors du bannissement à vie prononcé contre Flavio Briatore. Par définition, cela ne peut le mettre en position de force au moment de prétendre pour le siège suprème de la discipline...

Néanmoins, avant que ce ne se pose la question de cette nomination, il faut encore que la cotation de la F1 à Singapour soit validée définitivement par le conseil d'administration de la holding qui la controle actuellement. Normalement, la décision finale sera donc prise au cours du mois de mai. Mais avec six banques déjà choisies (Goldman Sachs, Morgan Stanley, Santander, UBS, DBS Group et CIMB), il se pourrait déjà qu'il soit trop tard pour faire marche arrière...

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