Pas de sanction supplémentaire pour Ferrari

Publié le par Matthieu Piccon

Ferrari---Felipe-Massa--Fernando-Alonso.jpgLes dirigeants de Ferrari peuvent être soulagés après la séance du Conseil Mondial de la FIA de ce jour. Ils n'ont reçu aucune autre forme de sanctions venant s'ajouter à l'amende de 100.000 dollars octroyée juste après l'arrivée du dernier Grand-Prix d'Allemagne.

Le Conseil Mondial a, en effet, reconnu que l'article prévoyant qu'il était interdit d'interférer de quelque sorte que ce soit dans le résultat de la course était ambigu et n'était tout simplement pas applicable.

Il faut dire que la Scuderia avait menacé de se porter devant les tribunaux civils si elle était pénalisée de manière trop importante, s'appuyant sur la faiblesse de l'article du réglement sportif. Fernando Alonso, Felipe Massa et la Scuderia conservent donc l'ensemble des points accumulés lors de l'épreuve allemande. Une fois le doublé assuré pour les deux pilotes, Rob Smedley, l'ingénieur de piste de Felipe Massa, lui avait envoyé le message-radio suivant fort peu ambigu : "Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu confirmer que tu as compris ce message ?" Quelques secondes plus tard, le double champion du monde s'emparait du commandement de la course.

La FIA n'a donc pas souhaité aller au-delà de la simple sanction financière (indolore par rapport au budget annuel de l'écurie). Cela lui évite d'être la cible des critiques si elle avait décidé d'enlever les points obtenus alors que Fernando Alonso conserve une petite chance d'être sacré. Cela n'aurait plus été le cas sans les 25 points obtenus à Hockenheim. McLaren et Red Bull savent donc désormais à quoi s'en tenir jusqu'à la fin de la saison puisque la prochaine réunion du Conseil Mondial, seule instance à pouvoir modifier le réglement sportif, n'aura pas lieu avant la fin de la saison. Les deux écuries savent désormais qu'elles ne risquent qu'au maximum une amende de 100.000$. Cela ravira Red Bull qui a laissé ses deux pilotes se battre depuis le début de saison, au point que Mark Webber et Sebastian Vettel se sont rentrés dedans alors qu'ils menaient le Grand-Prix de Turquie...

Jean Todt, le président de la FIA, n'était pas présent lors de cette réunion, où il a été remplacé par Graham Stoker. Il faut dire que le Français aurait été quelque peu en délicatesse avec le sujet puisqu'en tant qu'ancien directeur de Ferrari, c'est suite à son ordre à Rubens Barrichello de laisser passer Michael Schumacher lors du Grand-Prix d'Autriche 2004 que l'article en cause aujourd'hui a été ajouté au réglement sportif...

Le débat sur les ordres d'équipe n'est donc pas clos (loin s'en faut) mais l'intérêt du championnat est intact avant les sept dernières épreuves. Et aux yeux de Bernie Ecclestone et de tous les intérêts financiers en jeu, c'est bien là le principal...

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