New Delhi veut accueillir les essais hivernaux

Publié le par Matthieu Piccon

Red Bull - Neel Jani, inauguration BICLa saison 2012 vient à peine de se terminer que les différents acteurs pensent déjà aux années à venir. Ainsi le circuit de New Delhi propose d'accueillir les essais hivernaux, à la place de l'Espagne.

En effet, pour le propriétaire des lieux, Jaypee Sports International Limited, il n'est pas satisfaisant de se contenter de seulement un Grand-Prix par an sur le circuit de Buddh. C'est pourquoi ils souhaitent maximiser l'utilisation des infrastructures mises en place.

Ils ont donc dans le viseur les douze journées d'essais privés autorisées aux écuries pour qu'elles puissent mettre au point leurs monoplaces lors de la trève hivernale. Le vice-président de JPSI, Askari Zaidi, a ainsi déclaré au Times of India : "Le mois de février est très froid en Europe, que ce soit en Espagne ou en France. Nous sommes en discussion avec la FIA pour organiser les essais d'inter-saison sur le circuit de Buddh, qui devrait offrir de meilleures conditions météorologiques aux équipes et aux pilotes. C'est l'une des nombreuses propositions sur lesquelles JPSI est en train de travailler à l'heure actuelle. Nous sommes également en discussions avec les organisateurs du championnat du monde d'endurance pour une possible course à l'avenir."

Séduisante sur le papier, cette offre présente un certain nombre de problèmes. Le premier est, évidemment, la distance entre le siège des écuries et l'Inde. Avec 19 ou 20 courses par an, les équipes sont déjà soumises à d'importants déplacements partout dans le monde. Trois aller-retours vers l'Inde au cours des mois de janvier et de février constitueraient évidemment une source de fatigue supplémentaires. Sans oublier l'aspect non négligeable des coûts engendrés par de tels déplacements. Cela ne va pas dans le sens des réductions des coûts souhaitée par la FIA et les équipes modestes.

De plus, l'Inde présente également un challenge important aux équipes administratives des équipes, de par les importantes taxes et réglementations sur l'importation de produits à l'intérieur du pays, même s'ils ne sont pas vendus. Lors de la première édition du Grand-Prix d'Inde, certains pilotes, dont Nico Rosberg, et journalistes avaient subi le parcours du combattant pour obtenir leur visa pour rentrer dans le pays. Il n'est pas certain qu'ils veuillent s'exposer à de telles contraintes aussi pendant l'hiver.

Le circuit de Buddh doit également faire face à la concurrence d'autres circuits qui souhaitent recevoir les équipes pendant la trêve hivernale. Ainsi Bahrain avait obtenu de telles séances par le passé mais les troubles dans le pays semblent écarter le royaume, même si l'édition 2012 s'était passée sans problème majeur. Par contre, le pays voisin qu'est le Qatar souhaite également maximiser l'utilisation de son circuit du Losail, déjà utilisé par le Moto GP.

Par ailleurs, si JPSI a un temps considéré l'achat d'une écurie de F1, il a depuis renoncé à un tel projet : "Nous avons pensé il y a quelques temps à acheter une participation dans une équipe de F1. Mais après une étude plus approfondie, l'opération n'avait pas beaucoup d'intérêt pour nous. Nous profitons déjà d'une belle exposition en accueillant le Grand-Prix d'Inde et acheter une écurie du fond de grille comme HRT n'aurait pas renforcé notre visibilité."

L'avenir de la formation espagnole semble de plus en plus compromis puisque les acheteurs ne semblent pas se précipiter sur l'écurie, mise en vente par ses propriétaire actuels.

Publié dans Circuits, Inde, Buddh

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