Massa en visite sur une plateforme pétrolière

Publié le par Matthieu Piccon

Ferrari---Felipe-Massa-plateforme.jpgAujourd'hui, Felipe Massa aura troqué son casque de pilote de Formule 1 pour un casque de protection industrielle. Il a profité que le calendrier l'emmène sur le continent américain (la prochaine épreuve aura lieu au Canada) pour rentrer au Brésil.

Mais comme rien ne se perd, il a effectué une visite sur le FPSO Fluminense, un bateau qui sert de plateforme pétrolière à Shell. La compagnie anglo-néerlandaise a fêté lors du Grand-Prix d'Australie sa 450ème course aux côtés de la Scuderia.

Discours axé sur la sécurité

Alors que BP est actuellement empêtré dans un énorme scandale lié au naufrage dans le Golfe du Mexique de la plateforme Deep Horizon, détenue et exploitée par Transocean, Shell a décidé d'orienter le discours du pilote brésilien sur la sécurité optimale qui règne sur le bateau : "La sécurité en Formule 1 est une priorité et je peux voir que c'est la même chose ici." Le communiqué de l'écurie évoque ainsi que, lors des sept dernières années, il n'y a pas eu un seul incident qui a causé l'interruption de l'activité de la plateforme, qui a effectué 140 chargements d'hydrocarbures sans provoquer la moindre fuite.

Shell veut donc montrer que l'exploiration pétrolière, même en eaux profondes, peut être maitrisée et que c'est une industrie qui sait rester respectueuse de l'environnement. Il faut dire que l'impact de la crise actuelle n'est pas négligeable pour BP puisque l'entreprise britannique a perdu plus de 16% de sa capitalisation boursière depuis le naufrage aux larges des côtes de Louisiane. Shell, à l'instar de tous les autres majors, veut éviter que l'administration Obama revienne sur sa déclaration du 1er avril dernier lorsque le président américain annonçait vouloir étendre les permis en eaux profondes pour réduire la dépendance énergétique de la première économie du monde.

Analogies avec la Formule 1

Mais Felipe Massa n'a également pas manqué de souligner les analogies entre la gestion d'une telle infrastructure industrielle et le fonctionnement d'une écurie de Formule 1 : "C'est incroyable de voir combien le processus d'extraction et la gestion du brut sur le bateau sont compliqués Lorsque j'étais au poste de contrôle, cela m'a rappelé lorsque je regarde la télémétrie de nos voitures lorsque nous sommes en piste : chaque paramètre peut être étudié en temps réel, 24 heures sur 24."

Avant de rejoindre ses équipiers à Montréal, le vice-champion 2008 va encore faire un arrêt en Equateur dans le cadre d'une autre opération de communication pour un des sponsors de la Scuderia. Après, il pourra se concentrer uniquement sur la compétitivité de sa monoplace, en retrait lors du dernier Grand-Prix de Turquie.

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