Le Serious Fraud Office pourrait enquêter sur Bernie Ecclestone

Publié le par Matthieu Piccon

Force India - Bernie EcclestoneBernie Ecclestone a reconnu lors du procès de Gehrard Gribkowsky qu'il avait versé 27 millions de livres sterling à l'ancien employé de BayernLB afin que celui-ci ne lance pas de fausses accusations concernant le magnat de la F1 au fisc britannique. Aujourd'hui, le Serious Fraud Office étudie la possibilité de lancer une enquête pour corruption concernant le même Bernie Ecclestone.

L'information est révélée par le très sérieux Financial Times, auquel aurait déclaré un porte-parole : "Le SFO est au courant d'accusations contre M. Ecclestone et est en contact avec les autorités allemands afin d'établir s'il y a un cas à résoudre au Royaume-Uni."

L'implication du SFO a été notifiée par une lettre adressée par Dominic Grieve, l'avocat général, à son homologue du Labour, Emily Thornberry. Celle-ci a répondu que le procès de l'ancien banquier "soulève des questions liées à du chantage, de la corruption et d'évasion fiscale qui doivent être étudiées en profondeur par les autorités britanniques."

Evidemment, le principal intéressé a nié avoir quelque chose à se reprocher, ce qui est relativement logique dans le cas présent puisque le SFO indique qu'il pourrait lancer une enquête sur lui et non qu'il l'a déjà fait. Pourtant, il avait reconnu avant et pendant le procès avoir versé la somme exigée par Gehrard Gribkowsky afin que celui-ci "ne fasse pas quelque chose de stupide." La principale arme de ce dernier aurait de potentielles fausses accusations d'évasion fiscale alors que Bernie Ecclestone était en train de finaliser la vente des droits commerciaux de la F1. Ces accusations auraient donc pu nuire lui directement et il a donc estimé que cela lui coûterait moins cher de répondre favorablement à l'exigence du banquier.

Quant à Stephen Mullens, l'avocat du trust Bambino, il a exercé son droit de ne pas se présenter au procès de Munich puisqu'il n'était accusé de rien et qu'il ne voulait pas être poussé à s'accuser lui-même... C'est donc peut-être le signe que Bernie Ecclestone n'en est qu'à ses débuts quant à ses déboires judiciaires.

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