Le CIO s'inquiète de l'arrivée de la F1 à Sotchi dès 2014

Publié le par Matthieu Piccon

Renault - fans Vitaly PetrovCela ne fait qu'un mois et demi que Sotchi a signé un contrat avec Bernie Ecclestone pour une arrivée au calendrier en 2014. Pourtant, certains s'inquiètent déjà de la faisabilité de ce circuit alors que la ville accueillera les Jeux Olympiques d'hiver la même année. Le CIO fait ainsi part de ses craintes.

Pourtant la veille de la signature avec la Formule 1, le CIO faisait part de sa satisfaction quant à l'avancée des travaux : le président de la commission du CIO chargée de Sotchi, l'ancien champion de ski alpin français Jean-Claude Killy avait ainsi déclaré : "Je suis très content. Nous sommes convaincus que les compétitions olympiques se dérouleront à un très haut niveau."

Aujourd'hui, le discours n'est plus exactement le même de la part d'Andrew Mitchell, le porte-parole du Comité International Olympique : "Nous voulons nous assurer que les deux événements, soit les Jeux Olympiques d'hiver et la course de Formule 1, aient lieu dans les meilleures conditions pour toutes les parties concernées. Cependant, nous sommes d'avis qu'il est impossible d'organiser deux événements d'une telle importance au cours d'une même année." C'est la raison pour laquelle le CIO a d'ores et déjà demandé la documentation du projet du circuit et le calendrier de construction.

Bien évidemment, les officiels russes se veulent rassurant. Pour Igor Ermilin, vice-président de la Fédération de sport automobile et de tourisme russe, il ne s'agit que de "comprendre où et quand il pourrait y avoir des moments critiques. Le CIO veut s'assurer que les Jeux olympiques n'échoueront pas. C'est pour cette raison qu'ils sont inquiets."

Mais l'enjeu est bien trop important pour l'image de la Russie en tant que puissance économique et politique pour rééditer la même erreur que l'Inde lors des derniers Jeux du Commonwealth ou la Corée pour l'accueil de son premier Grand-Prix de Formule 1. Alors que le Brésil va accueillir la Coupe du monde de football en 2014, puis les Jeux Olympiques en 2016, la Russie veut prouver qu'elle peut encore faire mieux. Il en va de sa crédibilité...

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