La FOTA va se réunir en Corée autour du RRA

Publié le par Matthieu Piccon

Ferrari - Stefano DomenicaliDepuis l'hiver dernier, Red Bull est dans le viseur de ses rivaux, qui soupçonnent l'écurie championne du monde d'avoir dépassé le budget maximum pour conquérir les deux titres l'an passé. La polémique a de nouveau éclaté lorsque l'écurie de Milton Keynes s'est rapprochée de son second sacre tandis que Mercedes GP a également mis le feu aux poudres à travers le recrutement de deux pointures dans son département technique, à savoir Aldo Costa (Ferrari) et Geoff Willis (HRT).

Pour une fois, c'est Ferrari qui souhaite une clarification sur le sujet puisque l'écurie de Maranello ne voudrait pas être désavantagée par rapport à ses rivaux dans ce gentlemen agreement. Stefano Domenicali, son team principal, a déclaré à Autosport : "Je pense que c'est un sujet très sensible. C'est un sujet où nous avons besoin d'une clarification finale parce que, au bout du compte, le RRA est très important pour maintenir les dépenses aussi basses que possible. Cela ne devrait pas devenir un différenciateur de performance afin que vous puissiez faire quelque chose que les autres ne peuvent pas faire. Mais dans ce domaine, je n'ai rien de plus à déclarer que ce que je viens de dire. Nous avons besoin de clarifier cela une fois pour toute. C'est une question de confiance entre les équipes et nous avons besoin de ne plus avoir ces doutes. Nous allons avoir une réunion, en Corée je pense, où nous avons besoin d'en finir avec ce point crucial au sein duquel toutes les équipes doivent travailler ensemble."

Il est donc intéressant de noter le changement de discours de la Scuderia par rapport à ses grandes années, où le budget était le cadet des soucis des hommes de Jean Todt et Michael Schumacher. Il n'est pas loin le temps où des monoplaces de l'écurie couraient en même temps sur les deux circuits détenus par la firme italienne (le Mugello et Fiorano), voire sur un troisième circuit afin de maximiser le développement en cours. Mais depuis, Ferrari n'est plus la figure de proue du championnat et adopte désormais les stratégies de ses rivaux de l'époque : la méfiance et la suspicion pour epxliquer des résultats très favorables à l'écurie au taureau rouge.

Bien entendu, Ferrari est suivi par son écurie-cliente privilégiée, à savoir Sauber. James Key, son directeur technique, déclare ainsi : "Personnellement, je n'ai travaillé que dans des écuries relativement petites et je pense que du point de vue d'une petite écurie l'efficacité est meilleure lorsque vous êtes petits. Je suppose qu'avec plus de personnes, surtout des gens compétents et avec de l'expérience, il faut peut-être plus de management afin d'être sûr que tout fonctionne bien. Mais ce n'est pas vraiment à moi de le dire."

Le président de la FOTA cherche, néanmoins, à calmer les ardeurs des uns et des autres en déclarant que tout ne va pas si mal que ça entre les équipes : "Heureusement, le RRA ne limite pas le nombre de directeurs techniques. Vous pouvez donc en avoir 20 si vous le souhaitez. Nous sommes un paquet de gens qui aiment la compétition et il y aura toujours des gens pour spéculer sur n'importe quel sujet. Mais de manière générale, nous travaillons plutôt bien ensemble."

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