La FOTA nomme Oliver Weingarten en tant que secrétaire général

Publié le par Matthieu Piccon

FOTA - logoLes négociations pour les Accords Concorde ne vont pas tarder à commencer. Pour cet enjeu crucial, les écuries se mettent en ordre de bataille et tâchent de s'entourer des plus solides soutiens. C'est pourquoi la FOTA vient de nommer Oliver Weingarten en tant que secrétaire exécutif.

Ce dernier est un habitué du sport-business puisqu'il était jusqu'à présent l'avocat interne de la Premier League, le championnat britannique de football. Or ce championnat accueille de nombreuses grandes fortunes qui investissent dans leurs équipes. Ainsi Tony Fernandes, le propriétaire de Team Lotus, vient de racheter les Queen Park Rangers à Bernie Ecclestone et Flavio Briatore.

C'est cette expérience qui a séduit l'association des écuries, comme l'explique à Autosport Martin Whitmarsh, le président de la FOTA : "Je suis ravi d'accueillir Oliver au sein de la FOTA, où son expérience en Premier League avec son expertise commerciale, légale et réglementation publique, seront extremement utiles à toutes les équipes. Les prochaines années seront cruciales pour la Formule 1. En travaillant en proche collaboration avec la FIA et la FOM, la FOTA va jouer un rôle important pour dessiner l'avenir de notre magnifique sport. Oliver va jouer un rôle important dans ce processus."

Certains pourront voir dans cette nouvelle, la volonté des écuries de s'adjoindre les services d'un expert de la gestion légale de relations commerciales entre des équipes sportives et des instances politiques et commerciales. Cela pourrait être la première étape qui pourrait conduire à la prise de participation actionariale des écuries, comme Ferrari avait évoqué la possibilité avant que Martin Whitmarsh ne la reprenne à son compte.

Les tendances actuelles laissent penser que les écuries tenteront d'obtenir davantage que les 50% des bénéfices actuellement reçus. Elles pourraient tenter d'obtenir jusqu'à 75% en profitant du fait qu'un fonds d'investissement n'a pas pour nature de conserver un actif (même profitable) ad vitam eternam.

Oliver Weingarten sera aidé dans sa tâche par les conseillers de DC Advisory Partners et d'International Marketing Group, qui viennent également d'être nommés par la FOTA : "Nous avons nommé DC Advisory et IMG et nous disons de manière basique : "Rassemblons nous et soyons plus cohérent en tant que groupe d'équipes." Je pense que nous devrions être suffisament professionnels plutôt que simplement dire ce que nous pourrions faire ici ou ce que nous pourrions faire dans les médias. Je ne suis pas un expert. Je suis un ingénieur, qui aime les voitures de course. La plupart de nous sont des compétiteurs plutôt que des hommes d'affaires. Certains d'entre nous estiment que nous sommes de meilleurs hommes d'affaires que d'autres. Néanmoins nous sommes des compétiteurs. Je pense donc que notre point de vue est "Essayons de voir si nous pouvons construire des business models alternatifs."

C'est donc l'avis d'experts qui est recherché afin d'étudier l'ensemble des opportunités commerciales qui pourraient être saisies par les écuries : "Voilà quelques conseils d'experts et un point de vue sur ce que nous pouvons effectivement faire afin de rendre ce sport plus grand et meilleur que ce qu'il est aujourd'hui. Ce n'est pas une manoeuvre agressive et ça n'a rien de secret. Ces choses fuitent dans la presse. C'est comme ça qu'est ce sport. Mais c'est une partie du travail que nous avons entrepris ensemble. Nous allons faire le point tous ensemble dans environ huit semaines avant de décider ce que nous voulons partager avec nos partenaires."

L'arrivée d'Oliver Weingarten est néanmoins liée au départ de son prédecesseur à ce poste, Simone Perillo. Après avoir mené les négociations des Accords Concorde actuels, celui-ci a décidé de profiter de la situation politique plus que tendue en Italie pour tenter sa propre chance dans ce domaine. On évoque ainsi la possibilité d'une éventuelle association avec Luca di Montezemolo, le président de Ferrari, dont les rêves politiques alimentent la chronique depuis de nombreuses années.

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