La fin des espoirs de Rome

Publié le par Matthieu Piccon

Brawn GP - Paddock MonzaEn décembre 2009, Rome affirmait avec force et fracas qu'elle comptait faire son entrée au calendrier de la F1 avec une épreuve urbaine dès 2012. Deux ans plus tard, Bernie Ecclestone aurait fait savoir qu'il n'envisageait pas plus d'une épreuve par pays, ce qui condamne, de facto, la capitale italienne.

En effet, le grand argentier de la F1 aurait écrit à Gianni Alemano, le maire de la ville éternelle, pour lui faire comprendre que sa ville ne pourrait accueillir d'épreuve en raison de la présence de Monza : "Les équipes souhaitent conserver un maximum de 20 courses dans une année, avec plus de rendez-vous aux Etats-Unis. Pour l'heure, il serait donc impossible de programmer un autre Grand Prix en Italie."

Cela va exactement dans la direction de ce que déclarait Stefano Domenicali : "Notre position est très claire et ne laisse aucune place à l'interprétation. Notre sport est en train de s'étendre à de plus en plus de plus de pays et toutes les équipes l'ont accepté. Il est donc inévitable qu'il ne sera plus possible d'avoir deux courses au sein d'un même pays."

Or Monza dispose d'un contrat jusqu'en 2016. Si Bernie Ecclestone indiquait également dans son courrier qu'il était prêt à envisager une alternance entre le lieu historique du Grand-Prix d'Italie et Rome, il y a très peu de chances que les organisateurs de Monza acceptent une alternance qui ne pourrait que lui nuire. Le groupe de Maurizio Flammini, qui défend le projet romain, espère néanmoins qu'il y a encore un espoir : "Ecclestone propose d'alterner la course de Rome et celle de Monza. Nous allons parler au club automobile de Milan et au Sias (NDRL : propriétaires du circuit de Monza) pour voir s'il existe une possibilité de collaboration".

Cette prise de position de la part de Bernie Ecclestone pourrait également être un signe fort en direction de Valence et Barcelone. La situation espagnole pourrait être résolue par le fait que les coûts d'organisation s'avèrent trop élevés pour le port méditerranéen. Celui-ci chercherait donc des solutions pour céder les droits d'organisation du Grand-Prix d'Europe à une autre destination.

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