Ferrari assure que tout va bien avec Santander

Publié le par Matthieu Piccon

Ferrari---Emilio-Botin--Stefano-Domenicali--Maurizio-Arriva.jpgLorsque Ferrari a l'intention d'envoyer des Scuds sur des adversaires ou des personnalités dérangeantes, la Scuderia n'hésite pas à utiliser son blog, connu sous le nom de Horse Whisperer (l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux). Dernières victimes en date : Helmut Marko de chez Red Bull et Raul Romojaro, journaliste chez As.

Le cas du consultant de chez Red Bull est réglé en un seul paragraphe au vitriol : "S'il y a une chose qui fait bondir l'Horse Whisperer, c'est bien le mensonge. Il est possible d'avoir une différence d'opinion, il est possible d'avoir des débats mouvementés, il est possible de sourire lorsque quelqu'un déclare voir des espions là où il n'y en a pas ou rire de ceux qui essayent de temps en temps d'être en contact avec les esprits. Mais lorsque des mensonges sont proférés, le Horse Whisperer ne peut pas laisser passer."

Ferrari fait ici référence aux déclarations d'Helmut Marko après la course de Barcelone, où celui s'étonnait de voir la réactivité de la Scuderia à ses changements de stratégie concernant Mark Webber : "Nous avons remarqué que Ferrari effectue une sorte d'espionnage. Nous avons rappelé Mark aux stands plus tard que prévu. Pourtant ils sont parvenus à faire rentrer Alonso au même moment. Ils ont été en mesure de réagir à ce que nous faisions." Il n'en fallait pas plus pour que les vieux démons d'espionnage ne ressortent, surtout pour une écurie qui a reçu 100 millions de dollars de la part de McLaren pour ce genre d'affaires.

Mais le feu de barrage mis en place par l'écurie s'est concentré sur le journaliste d'As, un des principaux journaux espagnols, qui faisait état d'une discussion plus que mouvementée entre Emilio Botin, le président de Santander, et Stefano Domenicali, le team manager de l'écurie. Là, Raul Romojaro a commis un crime de lèse majesté puisque la banque espagnole est l'un des principaux sponsors de l'écurie. Cela tombait d'autant plus mal que Fernando Alonso vient d'annoncer la prolongation de son contrat à Maranello pour cinq saisons supplémentaires.

L'écurie a donc tenu à faire savoir que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes : "Quelqu'un en Espagne, peut-être victime d'un coup de chaud, a inventé une histoire de science-fiction par rapport à une soi-disant discussion, dans les stands qui aurait eu lieu samedi après-midi après la séance de qualification, entre le team principal de la Scuderia Ferrari Marlboro, Stefano Domenicali, et le président de Santander, Emilio Botin. Malheureusement pour le journaliste en question, pour lequel il faut préciser qu'il n'était pas présent sur le circuit de Catalunya et n'est pas un visiteur habituel des circuits, non seulement l'histoire est fausse mais également le contexte dans lequel il l'a révélé.

S'il y a bien une relation qui va à toute vapeur, il s'agit bien de celle entre le Cheval Cabré et Santander, l'un des principaux partenaires de la Scuderia. Vous pouvez demander la même chose aux représentants de la banque et ils vous donneront la même réponse. Ceux qui espèrent mettre le feu aux poudres ferait donc bien de se calmer et de peut être vérifier leurs informations auprès des principaux intéressés avant de se mettre à écrire."

Bien entendu, les sponsors de la Scuderia doivent être ravis de voir Fernando Alonso finir à plus d'un tour de Sebastian Vettel et de Lewis Hamilton. L'annonce de la démission d'Aldo Costa en tant que directeur technique de la Scuderia au lendemain de cette performance est également un signe que l'ambiance est au beau fixe au sein de l'équipe... Fermez, il n'y a rien à voir !

 

Publié dans Ferrari, Sponsors, Santander

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article