Entretien exclusif avec James Calado

Publié le par Matthieu Piccon

GP2---James-Calado.jpgJames Calado a été sous le feu des projecteurs dans la semaine qui précède le Grand Prix d'Italie pour avoir été nommé troisième pilote chez Sahara Force India. A travers notre partenariat avec Fan-F1.com, BusinessF1.fr a donc profité de sa présence dans le paddock italien pour le rencontrer.

Parlons tout d’abord de ce week-end, lors des qualifications d’hier (vendredi), vous avez terminé 8ème mais à moins d’un dixième de la 4ème place. Aujourd’hui, lors de la course longue, vous avez terminé 6ème, ce qui vous permet de grappiller quelques points au championnat. Que pensez-vous de ce week-end jusqu’à présent ?

« Ca a été un week-end difficile. La voiture ne se comporte pas comme j’aimerais qu’elle le fasse. Nous n’avons pas pu trouver le bon équilibre lors de la séance d’essais libres. Nous manquons d’adhérence de manière générale, notamment avec les gommes les plus dures. C’était mieux avec les pneus medium mais je pense que nous pouvons encore progresser.


J’ai la chance d’avoir maintenu l’écart entre la 1ère et la 5ème place au championnat. Aujourd’hui, J’ai pu reprendre des points à Coletti et Nasr. Si demain (dimanche), j’arrive à monter sur le podium, je pourrai même être troisième au championnat. »

Vous êtes arrivé à Monza en 5ème position au championnat, à 24 points de la tête. Vous êtes donc parvenu à surmonter un début de saison difficile pour vous relancer complètement dans la course au titre. Avez-vous eu un sentiment de délivrance lors de votre victoire à Spa ?
« Gagner à Spa était un bon résultat, mais je savais que nous avions encore beaucoup de travail pour la course ici à Monza. J’étais heureux de cette victoire mais ce n’était certainement pas une raison pour nous reposer sur nos lauriers. »

Vous vivez actuellement votre deuxième saison en GP2 chez ART Grand-Prix, une écurie avec laquelle vous avez été vice-champion en GP3 en 2011. Cette stabilité est-elle importante pour vous ?
« Le GP3 a été fantastique. L’équipe était géniale. C’est la même chose en GP2. L’équipe a une expérience importante et connait bien le championnat. Même si nous connaissons des moments difficiles, nous ne baissons jamais les bras. C’est d’ailleurs pour cela que je suis encore dans le bon wagon pour le championnat pilotes. »

Cette semaine a également été marquée par l’annonce de votre embauche en tant que troisième pilote chez Sahara Force India, qui va vous permettre de rouler le vendredi matin. Comment s’est passée votre première séance officielle de ce vendredi matin ?
« C’était vraiment génial ! C’était extraordinaire de pouvoir conduire la voiture ici à Monza. Surtout qu’il s’agit d’un week-end de Grand Prix. C’était très bien de pouvoir rouler à Silverstone (NDLR : lors des essais pour jeunes pilotes) mais ici c’est vraiment différent. L’atmosphère est différente, c’est tellement énorme. Je suis parvenu à faire du bon travail, sans commettre d’erreurs. Donc pour moi, c’était une matinée réussie. »

Est-ce que cela a été un problème de passer d’une F1 à une GP2 en l’espace de quelques heures ?
« Non cela n’a posé aucun problème. Tout s’est bien passé. »

Pour quelles autres courses cette saison, pourrons-nous vous voir au volant de la VJM06 ?
« Il est prévu que je fasse quelques autres séances d’ici à la fin de la saison mais je ne sais pas encore lesquelles. »

Pirelli a fait le choix de proposer en GP2 des pneumatiques différents de l’an passé. Est-ce que vous pensez que c’est l’une des raisons qui explique vos difficultés de cette année ?
« Les pneumatiques sont différents mais au bout du compte, ce sont les mêmes pour toutes les équipes. Certaines équipes ont trouvé la clé pour être dans la fenêtre idéale d’utilisation de ces pneumatiques. Nous avons eu un peu de mal à bien cibler ces pneus mais je pense que nous approchons de leur utilisation optimale. »

Cette saison, vous avez intégré la société de management de Nicolas Todt, All Road Management, qui a déjà fait monter plusieurs pilotes de F1 (Felipe Massa, Pastor Maldonado et Jules Bianchi). En quoi cela constitue-il le franchissement d’un cap important par rapport à ce que vous connaissiez avec Racing Step Foundation, qui vous a soutenu depuis le début de votre carrière ? Qu’est-ce que cela a changé au quotidien pour vous ? Dans votre préparation ?
« Dans mon quotidien et/ou ma préparation, cela n’a pas changé grand-chose. Je suis toujours soutenu par Racing Step Foundation. All Road Management vient donc en plus de ce que j’avais déjà. Il s’agit d’un effort combiné des deux. Sans ces deux groupes de personnes, je ne ferai pas de la compétition aujourd’hui. »

Est-ce que être membre d’ARM vous permet d’échanger avec les pilotes afin de profiter de leur expérience, notamment avec Jules Bianchi, qui était à votre place chez Sahara Force India l’an passé ?

« Non pas vraiment, nos emplois du temps respectifs étant assez chargés et différents. Je connais assez bien Jules. Mais nous faisons des choses différemment. Il s’agit vraiment d’un programme pour chaque pilote en tant qu’individu. »

Quelles sont vos pistes pour monter en F1 ? Est-ce espéré dès la saison prochaine ?
« J’aime à croire qu’il s’agit de ma dernière année en GP2. Je dois faire du bon travail. Prendre chaque séance, chaque qualification l’une après l’autre. Impressionner les gens lors des séances et nous verrons ce qui se passera. »

Est-ce que vous vous verriez faire une autre saison en GP2 ou seriez-vous prêt à faire comme Davide Valsecchi, le champion 2012, qui est troisième pilote chez Lotus mais qui n’a plus de programme en de compétition cette année ?
« Je n’en ai vraiment aucune idée. Pour le moment je reste concentré sur ma fin de saison en GP2 Series avec ART Grand Prix. »

De notre envoyé spécial à Monza

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