Christian Estrosi en visite chez Renault F1

Publié le par Matthieu Piccon

Red-Bull---Sebastian-Vettel--Mark-Webber--Robert-Kubica.jpgCe n'est pas tous les jours qu'un constructeur automobile peut se venter de truster les trois premières places d'un podium d'une course d'envergure internationale. Si Audi est parvenu à le faire lors des 24 heures du Mans, Renault y est également parvenu lors du Grand-Prix de Monaco.

En effet, les deux Red Bull de Mark Webber et de Sebastian Vettel disposent de moteurs fournis par le Losange, dont le pilote titulaire Robert Kubica a terminé l'épreuve monégasque troisième.

Pour trouver pareil exploit, il faut remonter au Grand-Prix du Luxembourg 1997 lorsque les deux Williams-Renault de Jacques Villeneuve et Heinz-Harald Frentzen encadraient sur le podium la Benetton-Renault de Jean Alesi.

Un tel exploit de l'industrie française méritait donc bien une visite de la part du ministre français de l'industrie, Christian Estrosi, qui s'est rendu ce matin dans l'usine de Viry-Chatillon où sont confectionnés les moteurs de Formule 1 de la marque tricolore : "Je suis fier de me trouver ici dans le cœur de l’excellence française. C’est ici que se trouve la France qui gagne. Ce sont par ces victoires que l’industrie française avance et progresse."

Alors; bien sûr, certains noteront que l'écurie officielle Renault a été devancé par une écurie-cliente. La différence se fait donc au niveau du châssis mais ceux de Renault sont conçus dans l'usine britannique d'Enstone. L'honneur français est donc sauf. Surtout après des 24 heures du Mans marquées par un desastre pour l'autre groupe automobile français Peugeot. Le Lion avait alors connu une incroyable série d'incidents avec trois moteurs et un châssis cassés en moins d'une journée.

Christian Estrosi en a profité pour souligner sa volonté que les industriels français se penchent sur des solutions moins polluantes pour l'environnement : "Je vois ici aussi un modèle industriel à défendre, le véhicule du futur n’est pas qu’électrique. L’innovation passe aussi par des moteurs à essence qui, en dégageant moins de CO2 et en consommant moins favoriseront le développement durable." Il n'empêche que Renault a d'ores et déjà mis 4 milliards d'euros sur la table pour mettre au point une gamme complète de véhicules électriques. Quant aux réductions des émissions de CO2, elles sont rendues nécessaires par la baisse des quotas autorisés, ce qui se traduit par une hausse des malus si les constructeurs ne suivent pas. 

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