Bonnes audiences télévisées lors du Grand-Prix d'Australie

Publié le par Matthieu Piccon

Brawn GP - Rubens Barrichello, Jenson ButtonMême si TF1 a décidé de ne plus accorder à ses téléspectateurs les séances de qualification, la première chaine française a tout de même rassemblé 1,8 million de téléspectateurs devant leur petit écran pour le lancement de la saison.

TF1 est donc parvenu à attirer 300.000 spectateurs supplémentaires par rapport à la saison dernière pour la même épreuve. L'une des raisons de succès peut être liée au fait que l'épreuve australienne ouvre cette année la saison grâce au report, pour causes de troubles politiques dans le pays, du Grand-Prix prévu à Bahrain. Etre la première épreuve de la saison permet d'augmenter l'attrait et la concentration des médias autour de l'épreuve, ce qui explique pourquoi Bernie Ecclestone fait payer un premium à cette épreuve.

L'épreuve a également attiré des foules devant leur téléviseur dans le pays d'accueil de l'épreuve puisque la chaîne Ten a rassemblé 687.000 spectateurs pour une épreuve qui se déroulait à 17 heures, heure locale. A ce chiffre, il faut rajouter les 425.000 téléspectateurs qui ont regardé l'épreuve sur One HD. Ces deux chaînes sont donc parvenues à faire mieux que Seven, qui diffusait le match de football australien entre Melbourne et Sydney mais qui n'a rassemblé que 421.000 personnes.

Pour TF1, il faudra donc attendre les prochaines épreuves pour estimer s'il y a vraiment un regain d'intérêt pour la F1 mais la tâche s'annonce délicate. La première raison est que la France ne dispose plus d'épreuves (Magny-Cours a disparu du calendrier depuis 2008), n'a pas de pilotes officiellement engagés sur la grille (malgré la présence en tant que troisième pilote de Jules Bianchi chez Ferrari, Jean-Eric Vergne chez Red Bull et Romain Grosjean chez Lotus Renault GP) et n'a pas plus d'écurie depuis que Renault a vendu ses dernières parts dans son écurie éponyme.

Mais d'un autre côté, si ses audiences remontent, il sera alors délicat de demander une diminution des droits télévisés exigés par la FOM alors que le contrat actuel du diffuseur s'arrête à l'issue de la saison 2012.

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