Bernie Ecclestone officiellement inculpé à Munich

Publié le par Matthieu Piccon

Paddock Magazine - Bernie Ecclestone, Donald-MackenzieAprès la mise en examen du mois de juillet, Bernie Ecclestone devait répondre aux accusations lancées par le parquet de Munich. Celui-ci a décidé que les explications apportées ne suffisaient pas. Bernie Ecclestone va donc devoir faire face à un nouveau procès.

Le monde de la F1 est suspendu, depuis plusieurs années, à l'enquête menée par les autorités allemandes. En effet, elle pourrait avoir des conséquences importantes sur le devenir de la F1 puisque ce procès pourrait écarter définitivement le grand argentier de la F1, ce qui pose la question de son avenir.

Bernie Ecclestone va donc devoir répondre aux déclarations faites par Gehrard Gribkowsky lors de son propre procès lorsqu'il a annoncé qu'il avait reçu un pot-de-vin de la part de Bernie Ecclestone dans le cadre de la vente des actions détenues par BayernLB. Si le PDG de la F1 reconnait avoir effectué ce paiement, il en conteste la raison. Selon lui, il s'agissait de se prémunir contre d'éventuelles accusations au fisc britannique.

Les conséquences de l'annonce officielle d'un procès à venir n'ont pas tardé à se concrétiser. Bernie Ecclestone a ainsi annoncé qu'il quittait le conseil d'administration de la 1 pendant la durée de la procédure, même s'il en reste le PDG : "Après discussions avec le conseil d'administration, M. Ecclestone a proposé et le conseil d'administration a accepté que jusqu'à la fin du procès, il allait se retirer en tant que directeur, avec effet immédiat. Par conséquent, il abandonne toutes ses obligations et responsabilités jusqu'à la résolution de son cas."

Pour autant, cela ne veut pas dire que Bernie Ecclestone abandonne la F1 puisqu'il reste le PDG du sport mais ne pourra plus rien signer au nom de la F1 : "Le conseil d'administration estime que c'est dans le meilleur intérêt tant économique que sportif que M. Ecclestone continue de gérer les affaires quotidiennes mais sera soumis à un plus important contrôle de la part du conseil d'administration. M. Ecclestone a accepté ces conditions."

Désormais, tout contrat impactant pour la F1 (y compris avec les circuits et les écuries) devra être approuvé tant par Peter Brabeck-Letmathe, le président du conseil d'administration, que par Donald Mackenzie, le vice-président du même organe et président de CVC Capital, l'actionnaire principal de la F1. L'ancien PDG de Nestlé se positionne donc comme un potentiel successeur de long terme pour la F1. Cela aurait le mérite d'apporter un point de vue extérieur à la F1, tout en apportant une crédibilité extérieure indéniable dans la gestion d'entreprises à dimension internationale.

Cela pourrait être un avantage indéniable dans le cadre d'un roadshow pour une introduction en Bourse. Néanmoins, une telle démarche ne semble plus être d'actualité puisque les introductions en Bourse réussies se sont multipliées au cours des derniers mois, sans que le projet de la F1 ne revienne sur le devant de la scène. Cela montre que CVC Capital recherche davantage une solution de gré-à-gré avec d'autres investisseurs, plutôt que de mettre sa participation au flottant.

Dans ce contexte, il est intéressant de noter qu'hier sont apparues dans certains médias une rumeur comme quoi Bernie Ecclestone serait prêt à sauver un monument du sport automobile allemand, le Nürburgring, ou qu'il serait en discussions avec deux écuries éventuellement intéressées pour arriver dès 2015... Ce genre d'informations a l'air d'arriver sur la place médiatique au moment de mauvaises nouvelles pour le grand argentier de la F1...

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