Bahrain a versé 40 millions de dollars malgré l'annulation

Publié le par Matthieu Piccon

Tour BahrainLorsque l'épreuve bahrainie avait dû être annulée en début de saison à cause des troubles politiques dans le pays, Bernie Ecclestone affirmait qu'il ne demanderait pas le versement des frais de présence au calendrier. Pourtant, aujourd'hui, il reconnait avoir reçu les 40 millions de dollars prévus par le contrat initial avec le petit Royaume.

The Independent a ainsi révélé les propos tenus par le grand argentier de la F1 : "Nous avons été payé par Bahrain. Je leur ai dit que j'allais leur rendre leur argent mais ils m'ont dit que je n'avais pas à m'en soucier. Ce sont des gens adorables." La dernière phrase est évidemment une conséquence de la seconde puisqu'il y a peu de clients qui aiment dépenser de l'argent pour un service qu'ils n'ont pas reçu...

Pourtant, cela arrive en contraction directe avec les propos tenus par le même homme en février dernier : "Les frais normalement payés pour l'événement ne sont pas payés. Je ne leur facture pas une course qui n'a pas lieu." Cela explique pourquoi Bernie Ecclestone déclarait récemment que les revenus de la F1 ne seraient pas en baisse par rapport à l'an passé malgré l'annulation de l'épreuve initiale du championnat : "Je ne pense pas que le chiffre d'affaires soit en baisse cette année. Je pense que le chiffre d'affaires et les bénéfices seront à peu près les mêmes que l'an passé."

Cela est relativement étonnant puisque le championnat 2011 comprenait initialement 20 épreuves contre 19 l'an passé. Si Bahrain a bien versé sa contribution prévue, cela signfie que les 19 autres épreuves ont collectivement versé moins que l'an passé pour accueillir le paddock de Formule Un. Quant aux bénéfices, ils devraient être en hausse puisque si Bahrain a bien versé ses 40 millions de dollars, la FOM n'a pas engagé les dépenses nécessaires pour transporter le matériel des équipes jusque dans le Golfe persique. Les recettes sont donc stables alors que les coûts sont en baisse, ce qui devrait normalement se traduire par une augmentation des bénéfices. Les dépenses engagées par l'organisation sont donc supérieures par rapport à l'an dernier, ce qui n'est pas forcément un signe d'une bonne gestion économique.

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