A la rencontre de Charles Pic

Publié le par Matthieu Piccon

Charles-Pic.JPGBusinessF1, grâce à son partenariat avec Fan-F1.com, est présent dans le paddock d'Hockenheim. Nous avons retrouvé Charles Pic lors de son point avec la presse française sur le déroulement de son week-end jusqu'à maintenant.

Charles, avec la pluie, le changement de moteur ce matin et donc le peu de roulage, est-ce que vous pensez avoir extrait 100% du package à ta disposition ?

"100% c'est sûr que non. Cela étant dit, je pense qu'on a pu en extraire une bonne partie. Ce matin, je n'ai pu faire que trois tours. Il y a donc encore plein de choses à essayer sur ma voiture qu'on a pas pu essayer. On a pris la bonne décision pour la qualif. On a fait une belle qualif. On peut donc maintenant se concentrer sur la course de demain. Elle devrait être sèche. On a donc le potentiel de faire une belle course."

Avec votre changement de moteur ce matin, est-ce que c'est une satisfaction d'avoir pu faire une telle qualif, à finir devant Timo ?

"Ah bah oui, c'est sûr ! Quand on ne fait que trois tours lors de la troisième séance d'essais, on ne peut valider tout le programme qu'on avait prévu de faire. Cela complique tout de suite les choses."

On a pu voir que c'est un circuit où vous vous adaptez très vite. On l'a dit, vous n'avez pu faire que très peu de tours mais vous avez tout de suite réussi à être juste derrière Timo. On savait que vous aimiez le Nürburgring, ici on est à Hockenheim ...

"Le point commun, c'est l'Allemagne (rires) ! C'est sûr que c'est un circuit que j'apprécie mais pas plus qu'un autre. J'ai conduit dessus qu'une seule fois, c'était en GP2. Mais surtout je pense que ça vient surtout du fait que je connais de mieux en mieux l'équipe, de mieux en mieux mes ingénieurs, la voiture ... Je pense que ça vient plus de là que du circuit en tant que tel."

Vous avez les mêmes évolutions qu'en Angleterre ? Vous avez ajouté de nouvelles évolutions ? Vous avez enlevé certaines évolutions ?

"On a les mêmes évolutions qu'en Angleterre et on en aura de nouvelles à Budapest."

Vous allez pouvoir vous servir de la course pour voir ce que vous n'avez pas eu le temps de tester avant ou est-ce que la course c'est vraiment à part ?

"Bah déjà ces évolutions nous ont permis de franchir un pallier en qualifications. C'est sûr et c'est positif. Maintenant la course, ça va être autre chose. Après ce qui va être intéressant, c'est de voir le palier que ça va nous faire faire en course parce qu'en qualifs, on a le DRS et le KERS. Donc je pense que ça peut être différent en course. Dans le bon comme dans le mauvais sens mais en tout cas, je pense que ça sera différent. En tout cas, ça sera notre première expérience avec ce nouveau package. Donc je pense que ça sera intéressant, avec plein d'infos à emmagasiner."

De manière générale, ça se passe mieux en course qu'en qualifs...

"Ah oui c'est certain. Je pense qu'on sera devant les HRT. Après ce qu'il faut voir en course, c'est si on reste au même niveau par rapport aux Caterham ou si on arrive à se rapprocher."

Les évolutions qui ont été apportées à Silverstone ont été les premières qui sont le fruit de l'accord passé avec McLaren Applied Technologies. Comment êtes-vous impliqué dans ce processus ?

"Ce que moi je fais chez McLaren, c'est du simulateur. On travaille sur ça. Après, notre rôle de pilote, c'est de donner les indications aux ingénieurs sur ce qu'on veut, on donne les grandes lignes (par exemple, plus d'appuis à l'arrière dans telle ou telle situation...). Après ce n'est pas nous qui dessinons les pièces."

Vous revenez à une solution pour les échappements utilisée par tout le monde, à savoir vers le bas et plus vers le haut. Est-ce que vous avez senti la différence ?

"Oui, c'est sûr il y a une différence. Après, je pense qu'il y a des gens qui peuvent l'utiliser beaucoup mieux que nous. Mais ça va dans le bon sens et on continue à travailler."

De notre envoyé spécial à Hockenheim

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