Grosjean : "Ca me ferait chier de quitter la F1"

Publié le par Matthieu Piccon

Avec l'arrivée d'Esteban Ocon chez Renault, tous les regards se tournent désormais vers Haas. Nico Hülkenberg pourrait ainsi convoiter le baquet de Romain Grosjean. Les deux hommes partagent ainsi une trajectoire similaire.

Le marché des transferts a connu une étape importante ce week-end, avec les annonces successives de Mercedes et Renault, qui ont figé les places de Valtteri Bottas et Esteban Ocon.

Nico Hülkenberg se retrouve donc disponible sur le marché des transferts alors que lors du Grand Prix d'Allemagne, il estimait encore fort probable qu'il poursuive avec une équipe qu'il avait rejoint il y a trois ans. Cyril Abiteboul, le directeur de l'équipe, a ainsi déclaré : "L'arrivée à échéance de son contrat nous a conduit à un choix difficile tant Nico a été un pilier de cette progression."

Dans ce contexte, le pilote allemand cherche évidemment à retrouver une place dans une autre formation, comme il nous l'a confié dans le paddock belge : "Ce n'est pas trop tard. Il y a encore de la place. C'est simplement une question de savoir ce que je veux et de voir si on peut trouver un accord." On le sait ainsi proche de Frédéric Vasseur, avec lequel il avait remporté le titre en GP2. Le Français aura alors l'occasion de disposer d'un duo de pilotes très solides avec Kimi Raikkonen.

Un autre candidat idéal est l'un des baquets Haas puisque Romain Grosjean arrive en fin de contrat. Le Français peut s'appuyer sur sa relation établie de longue date avec la formation américaine ainsi que sur la qualité de son retour technique : "Dès le vendredi soir à Barcelone, je n'étais pas content de l'évolution. Cela montre que mon retour technique était précis et correct. En F1, ce côté expérience et technique est important."

Il espère que cela fera la différence au moment du choix : "Ca me ferait chier de quitter  la F1. Je pense que ça serait injustifié à la vue de mes performances, de la saison et de mon apport à l'équipe. Après, est-ce que la vie est vraiment juste ? Je ne pense pas." Il a donc ouvert des discussions plus ou moins informelles avec d'autres formations, voire d'autres disciplines : "Il reste des places en Formule E. J'ai rencontré par hasard un directeur d'équipe de Formule E à l'aéroport de Genève. Je sais que j'ai de la place en Formule E si je souhaite y aller." Il regarde également du côté du WEC mais avant plutôt de voir l'évolution de l'hypercar, prévue pour la saison 2020-2021, car s'il se positionne sur le double tour d'horloge, c'est pour viser la victoire au général.

A l'heure où une importante page de sa carrière risque fort de se tourner, il fait un bilan de sa carrière en F1 : "Toute la génération qui est née entre 1985 et 1989 est arrivée au mauvais moment. Les expérimentés étaient encore là, puis les jeunes sont arrivés plus tard. Si Lewis n'était pas arrivé directement chez McLaren, il aurait fait une Perez, une Hulkenberg, une Grosjean en se retrouvant dans des voitures qui peuvent par moment se battre pour un podium mais jamais dans une top équipe." Le parallèle entre Romain Grosjean et Nico Hülkenberg n'est ainsi pas fortuit : les deux pilotes ont ainsi dominé les catégories de promotion mais sans jamais avoir la possibilité de se battre pour les victoires et le titre.

Les prochaines semaines se révéleront donc décisives pour savoir lequel des deux pilotes aura l'opportunité de poursuivre sa carrière dans le pinacle des sports automobiles.

De notre envoyé spécial à Spa-Francorchamps

Le baquet de Romain Grosjean est convoité

Le baquet de Romain Grosjean est convoité

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