Renault renforce son organigramme technique

Publié le par Matthieu Piccon

Lorsque l'on arrive pas à gagner, il est fréquent d'empiler les niveaux hiérarchiques. C'est ce qu'est en train de faire Renault, qui vient de créer deux divisions supplémentaires à Viry-Chatillon.

Depuis son retour en F1 en 2016, Renault n'a de cesse de dire qu'il s'agit d'un programme à long terme et qu'il ne faut pas s'attendre à des victoires ou des titres d'ici à 2020 et la révolution technique prévue. Jusqu'à présent, le plan de marche est respecté puisque l'équipe est passée de 9ème en 2016 à 4ème l'an dernier.

Sauf que ce début de saison est loin des ambitions puisque l'équipe pointe à une peu glorieuse 7ème place après quatre épreuves. La problématique n'est pas du côté des pilotes puisque l'équipe dispose d'un duo très solide, avec la venue à prix d'or (aux alentours de 30 millions d'euros par saison) de Daniel Ricciardo aux côtés de Nico Hülkenberg.

Son moteur, tant décrié par Red Bull jusqu'à l'an passé, a tout de même remporté des victoires aux cours des saisons passées et McLaren, équipée de l'unité de puissance française, semble remonter la pente, en pointant actuellement comme le meilleur du reste en quatrième position.

Le problème semble bien du côté du châssis. C'est pourtant à Viry-Chatillon, que deux nouvelles Directions sont créées : Christophe Mary est nommé Directeur de l'Ingénierie. Il arrivera de chez le voisin PSA le 1er août, après y avoir passé quatre ans. Il dispose d'une solide expérience en F1 pour avoir passé 14 ans chez Ferrari et quatre chez Mercedes. Quant à Stéphane Rodriguez, historique de la maison, il est nommé Directeur des Projets et des Achats, au sein de la Direction Technique.

A Enstone, responsable du développement du châssis, il a été décidé d'accorder une promotion à Matt Harman, actuellement designer en chef adjoint et autre transfuge en provenance de Mercedes, est nommé directeur de l'ingénierie au sein de la Direction Technique et rapportera à Nick Chester.

Reste maintenant à voir si ces nouvelles têtes permettront de faire le bond en avant tant promis depuis 2016. Si ce n'est pas le cas, il serait alors temps de regarder à l'échelon supérieur, laissé intact depuis la guerre des chefs qui avait conduit au départ de Frédéric Vasseur et la main mise de Cyril Abiteboul.

Renault cherche à rattraper son retard sur les équipes de pointe

Renault cherche à rattraper son retard sur les équipes de pointe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article