Départs sous régime de voiture de sécurité en Autriche et à Silverstone
La sécurité avant tout : à la vue des nombreux calages sur la grille depuis le début de la saison, la FIA a décidé que le départ des deux courses de F2 de ce week-end seraient donnés sous régime de voiture de sécurité. Il en sera de même la semaine prochaine à Silverstone.
Les débuts de la nouvelle génération de la monoplace de F2 ne se font pas sans douleur : depuis le début de saison, les monoplaces équipés du tout nouveau moteur V6 turbo de Mecachrome sont régulièrement victimes de calage. L'entreprise française a travaillé sur de nombreuses solutions, notamment après l'avalanche de problèmes rencontrés sur le Paul Ricard.
Néanmoins, l'épreuve provençale ne s'est déroulé que la semaine dernière et si de nouvelles pièces ont été apportées en Autriche, elles n'ont pu être testées et validées sur la voiture-mulet, comme c'est traditionnellement le cas. Afin d'en faire une évaluation à chaud, un créneau spécifique a été donné à la fin de l'unique séance d'essais pour que les pilotes puissent simuler un départ. Les données alors collectées ont été confiées à la FIA pour en faire l'analyse.
Sur une piste aussi courte et étroite que le Red Bull Ring, avoir une voiture stoppée en plein milieu de la grille ferait courir un risque important pour tous les pilotes situés derrière. Interrogé sur le sujet à la suite de sa troisième place en qualifications, Sergio Sette Camara déclarait ainsi que ce n'était évidemment pas une situation idéale mais, que dans la situation actuelle, les différents pilotes étaient particulièrement attentifs sur les phases de départ pour faire face à ce genre de situations.
Mais les organisateurs n'ont pas voulu prendre de risques inutiles et ont donc pris la sage décision que les départs des deux courses du week-end seraient pris sous régime de voiture de sécurité : la dite voiture emmènera le peloton lors du tour de formation, avant de s'effacer pour que la course prenne ses droits. Bruno Michel, le PDG de la catégorie, a ainsi déclaré : « Ce n'est pas une situation idéale mais la sécurité des pilotes est notre priorité numéro 1. Comme nous n'avons pas le temps de faire des essais et de valider proprement une solution définitive aux problèmes aux départs, la décision de la FIA est clairement la décision la plus sure. »
Cette solution a, en effet, le mérite d'éviter tout problème lors de la phase d'élan, sans pour autant priver la course du moindre tour. On ne peut que se réjouir que seul le niveau de performance aura une importance et non la loterie d'un éventuel problème technique. Les pilotes auront toute liberté pour s'afficher et non plus simplement s'en servir comme prétexte pour expliquer une éventuelle contre-performance.
Pourtant, cela n'empêche pas un pilote comme Santino Ferrucci, protégé par Haas depuis trois saisons, de se plaindre de nouveau d'une telle solution.
This is F2. We now start under safety car, very professional I must say. Why can’t we just bring the V8 engine back??? I get we have to move forward with technology but we clearly miss understood the word “forward”. https://t.co/PdgP6bvez7
— Santino Ferrucci (@SantinoFerrucci) 29 juin 2018
Mais sa magnifique 14ème place lors des qualifications d'aujourd'hui est certainement causée par sa mécanique ou le travail de ses mécaniciens, comme il l'a laissé entendre en pleine course la semaine dernière...
De notre envoyé spécial en Autriche