Interview exclusive de Norman Howell, directeur de la communication de la F1

Publié le par Matthieu Piccon

Norman Howell a été nommé en février dernier directeur de la communication de la F1. Il nous confie en exclusivité sa vision pour l'avenir de la discipline.

Si le changement est apparent depuis l'arrivée de Liberty Media aux commandes de la F1, il l'es tout autant en coulisses où les nouveaux actionnaires tiennent à se doter d'une véritable structure, semblable à une entreprise moderne.

Ainsi en février dernier, il a été annoncé que Norman Howell allait occuper un poste qui n'existait pas sous l'ère de Bernie Ecclestone, à savoir un directeur de la communication, sous la responsabilité directe de Sean Bratches.

L'une des innovations majeures en termes de communication est bien évidemment l'événement F1 Live London, qui a rassemblé la totalité du plateau actuel, à une exception notable près, dans les rues de Londres. Cette première, réussie de l'avis unanime des fans, des pilotes et des responsables, en appelle d'autres, comme il nous l'a confirmé : "L'expérience de Londres était très utile car elle nous a prouvé que la Formule 1 a le potentiel d'être très attractive. Ce genre d'événements permet de promouvoir le sport auprès d'une audience qui ne le connait peut pas ou alors en a une connaissance superficielle. Nous sommes en train de regarder comment organiser, encore mieux, de nouveaux F1 Live dans d'autres villes mais ce ne sera pas avant 2018."

Les pistes de réflexion pour de nouveaux événements de ce genre concernent la possibilité de s'associer à d'autres événements culturels : "En plus de la musique, comme à Londres, nous cherchons d'autres points de contact culturels comme la gastronomie ou la mode afin de mieux interagir avec les villes." On peut ainsi penser à des villes comme Milan ou Paris, notamment pour célébrer le retour de la France au calendrier, après 10 ans d'absence. L'organisation pourrait également s'appuyer sur des événements déjà dans la sphère d'influence de la F1, comme les célèbres galas organisés par Amber Lounge, dont nous avions rencontré en exclusivité la fondatrice, Sonia Irvine, à Monaco.

Norman Howell est un professionnel de la communication, passé par des univers aussi divers que le sport de combats Ultimate Fighting Championship (UFC) que Red Bull en passant par la FIA. Il apporte donc son expertise, notamment dans les réseaux sociaux, qui ont été très longtemps peu développés par la discipline. Cela s'est concrétisé par un accord avec Snapchat, qui sera activé lors de plusieurs Grand Prix, avant une extension l'an prochain : "Nous avons identifié quelques courses que nous estimons être les meilleures en vue d'une collaboration avec Snapchat en 2018. Le but est très simple : nous voulons étendre la base de fans de notre sport, surtout auprès d'une audience plus jeune. Des accords avec différentes plateformes de réseaux sociaux sont donc essentiels" a-t-il ainsi commenté.

L'idée est donc de rajeunir sensiblement l'audience de la discipline, aujourd'hui dominée par des nostalgiques de l'époque dite dorée des combats Prost-Senna, faute d'investissements à destination des jeunes générations, comme la Nascar peut le faire avec des films comme Cars. Afin de répondre aux souhaits de cette catégorie de la population très sollicitée, le format mêmes des Grand Prix pourrait être revu, comme ce fut le cas à Silverstone ou comme ce le sera à Austin : "Nous devons analyser chaque Grand Prix au cas par cas, en fonction du planning des courses de promotion et du Grand Prix en tant qur tel. Cependant, il est clair que nous ne sommes plus enfermés d'un planning immuable. Nous pouvons donc en remercier toutes les parties prenantes. Si nous travaillons ensemble, nous pouvons faire des changements pour le meilleur."

Getty Images / Red Bull Content Pool - Les fans, une obsession pour Norman Howell et Liberty Media

Getty Images / Red Bull Content Pool - Les fans, une obsession pour Norman Howell et Liberty Media

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article