La Commission F1 vote contre les moteurs alternatifs

Publié le par Matthieu Piccon

Après avoir reçu les offres des candidats pour un moteur alternatif en 2017, la FIA a proposé un vote lors de la Commission F1. Sans surprise, celle-ci a voté contre cette proposition. Les motoristes actuels devront donc effectuer leur propre proposition d'ici à janvier prochain.

La Fia a ainsi reçu quatre propositions mais la Commission F1, composée de la FIA, de la FOM et de six équipes, a choisi de ne pas pousser davantage le processus, même si la FIA a souhaité maintenir la pression sur les motoristes : "La réunion a reconnu les quatre expression d'intérêt crédibles effectuées pour la construction et la fourniture de moteurs clients alternatifs moins chers. La Commission F1 a voté pour ne pas poursuivre cette option à l'heure actuelle. Cependant, cela pourra être réétudié après que les constructeurs des Unités de puissances aient présentés leurs propositions au Groupe Stratégique."

Dans le cadre de ces nouvelles propositions, qui devront être présentés d'ici au 15 janvier 2016, les motoristes devront répondre aux quatre sources de problèmes liés aux moteurs actuels : garantir la fourniture d'Unités de Puissance aux équipes, le besoin de réduire le coût pour les équipes clientes, simplifier les spécifications techniques de ces Unités de puissance et améliorer le bruit.

On peut également noter que la problématique de Red Bull, qui se retrouve sans moteur à cause de sa relation conflictuelle avec Renault, est également prise en compte puisque les motoristes seront désormais contraints de fournir un nombre minimum d'équipes : "La proposition va aussi inclure la mise en place d'un nombre de minimum d'équipes qu'un motoriste devra fournir afin d'assurer que toutes les équipes auront accès à une Unité de Puissance."

On peut donc imaginer qu'Honda ne pourra maintenir l'exclusivité actuelle de sa relation avec McLaren, même si, à l'heure actuelle, peu de candidats doivent se battre pour obtenir une Unité de Puissance qui rencontrent de nombreux problèmes de fiabilité et de performance.

La mise en place de cette nouvelle réglementation devra avoir lieu soit en 2017, soit en 2018. Connaissant la capacité des équipes (surtout celles en tête) à se battre pour le maintien du statu quo, on peut imaginer que c'est dernière date qui sera finalement prise en compte puisque les motoristes vont certainement argumenter qu'une année supplémentaire avec la génération actuelle permettra de davantage amortir les coûts de développement.

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