Pourquoi Lotus n'a pas porté plainte auprès de la Commission Européenne

Publié le par Matthieu Piccon

Alors que cinq équipes sont désavantagées par le système de paiement de la FOM, seules deux ont décidé de porter plainte auprès de la Commission européenne. Lotus a choisi de ne pas le faire après avoir consulté Renault.

Dans la catégorie des cinq équipes qui peuvent s'estimer lésées, on retrouve, outre Sauber et Sahara Force India, Lotus, Toro Rosso et Manor. En effet, ces cinq structures ne reçoivent des versements de la FOM que par rapport à leurs performances en piste, et non pour leur contribution historique au sport, comme cela peut être le cas pour les cinq autres.

On aurait donc pu imaginer que les cinq équipes fassent bloc pour apporter davantage de poids à leurs réclamations face aux commissaires européens. Matthew Carter, le directeur de Lotus, a ainsi reconnu qu'il s'en avait tenu qu'à lui, il aurait pu se joindre à ses deux confrères : "De mon point de vue personnel, si nous avions pris une autre route que celle avec de potentiels nouveaux propriétaires, nous l'aurions surement fait."

Néanmoins, Lotus a décidé de ne pas suivre cette route, après une consultation approfondie avec Renault, qui est en train de négocier son retour en tant qu'équipe à 100% : "Cependant, à l'heure actuelle, nous tentons de trouver un chemin pour nous sortir des turbulences que nous traversons actuellement. Nous avons été conseillé et avons discuté de la route à suivre à un haut niveau et nous avons décidé de ne pas nous joindre à l'action."

La raison en est bien simple : dans le cadre de ses négociations de rachat de son ancienne équipe, Renault cherche précisément à faire valoir auprès de Bernie Ecclestone qu'il s'agit d'une équipe historique et qu'elle mérite donc un versement exceptionnel, au même titre que les autres constructeurs impliqués dans le sport.

Quant à Toro Rosso, en tant qu'équipe-soeur de Red Bull, qui fait partie des privilégiés, il n'était évidemment pas question de porter à mal une situation où le groupe y retrouve son compte mais si Franz Tost préfère parler de respect d'engagements pris : "Nous avons signé un contrat il y a quelques années. Nous en connaissions le contenu et nous n'avons pas de raison de nous retourner contre le détenteur des droits commerciaux."

Mais Vijay Mallya, le propriétaire de Sahara Force India, n'en démord pas et entend bien poursuivre son action : "Je comprends les arguments de Franz par rapport aux contrats signés. Oui, je peux confirmer que des contrats ont été signés mais la disparité entre les contrats signés nous était inconnu au moment où nous avons signés ces contrats."

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