Force India "victime" de la faillite de Caterham et Marussia

Publié le par Matthieu Piccon

Sahara Force India n'a pas participé à la première séance d'essais privés et risque de ne pas arriver avant la dernière séance. Bob Fernley, son directeur, l'explique par le retard pris à cause de la faillite de Caterham et Marussia.

Il est souvent plus facile de rejeter la faute sur les autres, plutôt que de s'en prendre à soi-même. C'est la stratégie que semble adopter Sahara Force India et son directeur.

Il affirme ainsi à l'agence Press Association que l'accord avec la soufflerie de Toyota a pris du retard à cause de la faillite de Caterham, qui avait déjà un contrat avec le constructeur japonais : "Comme vous le savez, nous avons récemment commencé à travailler avec la soufflerie de Toyota à Cologne. Cependant, Toyota avait un accord avec Caterham. De manière assez logique, ils devaient résoudre leurs problèmes avec Caterham avant que nous puissions mettre en place notre contrat. Nous n'avons eu le feu vert que début décembre. Nous étions donc en retard avant même de commencer."

Il faut dire que la question de l'utilisation d'une soufflerie commune est un sujet de frictions passées entre Sahara Force India et Caterham. Ainsi en 2012, l'écurie de Silverstone avait condamné à verser 650.000 livres sterling à Mike Gascoyne et Caterham lorsque la Haute Cour de Londres avait reconnu qu'Aerolab, une soufflerie utilisée par les deux écuries, avait pris un raccourci en se servant de fichiers pré-existants pour le design dédié à Caterham mais qu'aucun copiage systématique n'avait été mis en place pour profiter des travaux réalisés pour Force India.

De plus, le dirigeant britannique estime que la faillite de ses deux concurrents à également eu des retombées négatives pour son écurie puisque certains de ses fournisseurs communs ont exigé des assurances de paiement, en raisons de leurs pertes liées à la disparition de leurs deux clients : "En plus, nous avons eu quelques problèmes avec des fournsseurs parce qu'ils ont été très fortement touchés par la faillite de Marussia et Caterham. Ils voulaient être payés comptant, ce qui nous a fait mal d'un point de vue du cash-flow. Je n'en veux pas du tout aux fournisseurs, j'aurais fait exactement la même chose si ma situation financière avait été durement touchée. Mais cela ne nous a pas aidé et cela nous a obligé à ralentir dans certains domaines."

Néanmoins, il tient à se montrer rassurant en n'affirmant que ces retards ne sont liés qu'à un simple problème de trésorerie disponible et non pas d'un budget manquant pour assurer les développements sur l'ensemble de la saison : "Au bout du compte, ce n'est que de la trésorerie. Ce n'est pas comme si le budget n'était pas disponible, qui est le même que chaque année. Normalement, nous pouvons nous en sortir en travaillant avec les fournisseurs mais, cette année, nous ne pouvions pas le faire. Cela nous a donc un peu ralenti."

Dans ce contexte, on comprend mieux que l'écurie se soit opposée à la demande de Marussia de pouvoir courir avec une monoplace 2014 : si le projet de sauvetage n'est pas couronné de succès, une quota-part de quatre millions de livres sterling reviendra à Sahara Force India. Mais, évidemment, ces deux éléments ne sont aucunement liés...

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